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Terminalia Catappa – Feuilles d’amandier Indien.
Par Jean-Philippe Couture, 12 Avril 2009.
Copyright 2009 www.quebecdiscus.com
L’arbre Terminalia catappa, aussi appelé amandier Indien ou badamier a un port aux rameaux étagés avec des bouquets de grandes feuilles lisses. Les feuilles toujours vertes prennent une couleur rouge à bourgogne avant leur chute de l’arbre. Elles peuvent atteindre plus de 25-30cm de longueur. Elles sont simples, un peu ovales à pétiole court et épais. L’arbre ne subit pas de défoliation massive, mais perd régulièrement des feuilles tout au long de l’année, particulièrement pendant les saisons sèches. Ces feuilles sont cueillies à la main, nettoyées, séchées au soleil et exemptes d’insectes ou de parasites. Elles sont utilisables directement dans l’aquarium ou dans le filtre.
Les feuilles provenant de l’arbre Terminalia catappa sont reconnues comme ayant des propriétés extraordinaires en aquariophilie et plus particulièrement dans l’élevage d’espèces délicates. Les plus grands éleveurs de poissons tropicaux du monde utilisent ces feuilles dans la plupart de leurs aquariums de reproduction, dans les sacs de transport ou pour la maintenance de plusieurs espèces délicates et difficiles depuis plusieurs années.
Cet arbre produit dans ses feuilles un tanin qui possède plusieurs vertus thérapeutiques bien connues de la médecine traditionnelle de son aire naturelle de répartition. Traditionnellement, les décoctions de feuilles permettaient de traiter diverses affections bactériennes ou encore de lutter contre la dysenterie dans certains villages.
Grâce au tanin que contiennent ces feuilles, elles permettent d’acidifier l’eau, tant que la dureté carbonatée n’est pas trop élevée, en lui donnant la couleur du thé ou des eaux noires du bassin Amazonien. Rappelons que le tanin est un «acide-tampon», autrement dit il permet d’éviter les fluctuations de pH dans le cas d’une utilisation en eau à faible dureté carbonatée ou kH. Il semblerait également que cet acide ait un effet bénéfique contrant la formation d’algues. Elles libèrent également un antibactérien utile en prévention de diverses pathologies. Les feuilles de Catappa possèdent les mêmes propriétés que la tourbe sans trop colorer l’eau.
En aquariophilie, ce sont les éleveurs asiatiques de discus et d’autres poissons tropicaux qui les premiers ont utilisé les propriétés de cet arbre. Les feuilles séchées, déposées dans les bacs de reproduction et de maintenance préviennent diverses maladies, acidifient l’eau, empêchent le développement de mycoses, calment et sécurisent les poissons. Particulièrement utiles pour les poissons d’acclimatation difficile, les feuilles de Catappa sont donc fortement recommandées en cas de poissons stressés, affaiblis ou pour aider à la quarantaine. Il en résulte des poissons avec plus de vitalité, moins de stress ainsi qu’un système immunitaire plus résistant, de meilleures dispositions à la reproduction.
Son utilité pour l’élevage du Betta splendens et autres constructeurs de nids de bulles est prouvée, les bulles sont ainsi plus collantes et aussi plus résistantes. Certaines expériences d’éleveurs de bettas ont démontré que les résidus issus de la décomposition des feuilles de Catappa permettent de retarder considérablement l’apparition de l’ammoniac et des nitrites.
Les principaux constituants des feuilles d’amandier sont les tanins et leurs acides humiques, les flavonoïdes qui sont présents dans divers organismes, on les trouve en particulier chez les végétaux, la CMI ou “concentration minimale inhibitrice” qui se trouve à être la plus petite concentration d’antibiotique inhibant toute culture visible d’une souche bactérienne. Le principe actif est reconnu mais n’est pas encore déterminé.
Voici un résumé de l’utilisation possible des feuilles de Catappa en aquariophilie:
- Propriétés antibactériennes contre diverses pathologies.
- Propriétés antifongiques en combattant les fungus divers, la pourriture des nageoires, très efficace contre le fungus des œufs après la ponte.
- Augmentation de la résistance immunitaire des poissons en les conditionnant à être en excellente santé, à leur maximum de coloration et de vigueur.
- Action tonique aidant au rétablissement des individus affaiblis et/ou malades.
- Maintien d’un pH légèrement acide en eau douce (dureté basse à moyenne) en conditionnant l’environnement aquatique.
- Action stimulante sur la reproduction ainsi que la fertilité des individus.
- Effet anxiolytique et simulation des conditions de «l’eau noire».
- Utilisation en prophylaxie pour l’acclimatation lors d’ajout de nouveaux individus.
- Alimentation ou complément alimentaire de certaines espèces exigeantes comme les ancistrus, les crevettes, etc.
La posologie dépend du volume d’eau, de la taille des feuilles et de l’effet désiré sur l’environnement aquatique et sur les individus. Pour la maintenance hebdomadaire, une grande feuille de 20cm à 30cm pour environ 40-60 litres d’eau ou 10-15 gallons sera suffisante pour une durée de 7 à 14 jours. Pour stimuler la reproduction, aider à l’acclimatation ou au transport on pourra doubler la quantité. Pour une action bactéricide et/ou fongicide plus efficace, on pourra aller jusqu’à 4 feuilles et plus pour le même volume d’eau.
Les feuilles d’amandier disponibles sous forme de sachet de thé peuvent être utilisées pour de plus petits volumes d’eau, idéalement pour les pots à bettas. 1 sachet de feuilles pourra convenir pour des volumes de 1 à 4 litres.
Des changements d’eau fréquents, d’au moins 15-25% chaque semaine, sont recommandés pour l’entretien et la santé générale de l’aquarium. Il est bon de toujours vérifier rigoureusement les paramètres d’eau lors de l’emploi de ces feuilles.
Utilisées correctement, dans les bonnes conditions et sous supervision de l’aquariophile, les feuilles de Catappa ou d’amandier Indien ne peuvent donner que de très bons résultats, permettant d’avoir des poissons vigoureux, en excellente santé avec leur maximum de coloration, stimuler leur reproduction et votre réussite en aquariophilie.
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Un guide de base pour les soins du Discus.
par Al Sabetta, Août 2003.
Ce guide n’est pas écrit en fonction de dépasser ou de remplacer quels que livres ou ouvrages détaillés que ce soient rédigés sur l’aquariophilie, plus particulièrement sur le genre Symphysodon, communément appelé Discus. Ce texte est fait dans l’intention de servir d’outil de référence premièrement pour les aquariophiles considérant garder ce magnifique poisson et possiblement le reproduire. Cet ouvrage devrait être utilisé uniquement comme un guide de base. Je devrais aussi citer en préface de ce travail que ce guide est basé sur ce que l’auteur a trouvé pratique et utile de traiter, et ceci peut différer sur ce que d’autres font ou conseillent.
Introduction
Pour des décennies, les Discus ont été considérés par plusieurs comme le joyau couronnant le travail et l’expérience de n’importe quel aquariophile. Élever et reproduire avec succès ces beautés n’est pas la chose la plus facile qui soit, mais c’est possible si vous gardez leurs besoins en tête. Les discus ont besoin d’une eau propre de qualité, d’une diète appropriée, d’une température assez chaude et d’une bonne santé physique pour se développer sainement.
L’eau
Ce que j’écrirai ici sera en conflit avec la majorité des travaux moins récents écrits sur le Discus. Les Discus ont évolué dans des eaux très douces et acides. À cause de ceci, ils ont acquis une réputation d’avoir besoin d’être gardés dans une eau de faible conductivité avec un pH aux alentours de 5.5-6.8. Ce que plusieurs aquariophiles et éleveurs, incluant l’auteur, ont découvert est que malgré le fait que les Discus vivent très bien dans ces paramètres d’eau, ils sont remarquablement flexibles dans leurs besoins concernant l’eau. De jeunes Discus se développeront très bien dans une eau avec un pH entre 7.0 et 8.0. Certains en élèvent même dans une eau avec un pH plus élevé que 8.0. Cette eau peut avoir une dureté générale (GH) et une dureté temporaire (KH) élevées et ce sera quand même adéquat pour des Discus, mais en ne pensant pas à les reproduire. Les Discus que l’on voudra reproduire s’accoupleront plus facilement dans des eaux plus douces avec des pH plus bas. Plusieurs ont remarqué la diminution du pourcentage d’éclosion des œufs lorsque la dureté de l’eau augmentait. Pour compenser ce phénomène, les éleveurs utilisent des filtres à osmose inversée et une filtration sur tourbe. Ces méthodes permettent de retirer les minéraux contenus dans l’eau et ainsi adoucissent cette eau.
Quels paramètres d’eau sont-ils importants alors? L’eau ne devrait pas contenir d’ammoniac, de nitrites et contenir le moins de nitrates possibles. Ceci est accompli en utilisant un filtre biologique adéquatement colonisé. Des bactéries décomposant l’ammoniac et les nitrites en nitrates colonisent ce filtre. Les nitrates sont alors utilisés par les plantes dans l’aquarium ou retirés par les changements d’eau. Il y a une foule d’informations sur Internet ou dans certains livres sur la filtration biologique. Si vous n’êtes pas familiers sur cet aspect de l’aquariophilie, n’entreprenez pas de garder des discus immédiatement. Les Discus ne tolèrent pas bien des niveaux d’ammoniac ou de nitrites.
Un autre paramètre de l’eau auquel il faut faire attention est le pH. Par contre, même si les Discus peuvent vivre dans une eau avec une vaste échelle de pH, ils n’apprécient pas les fluctuations de pH. Ceci se produit souvent quand de l’eau neuve est ajoutée directement du robinet à l’aquarium. Souvent cette eau contient des gaz qui augmentent artificiellement le pH. Une fois que cette eau est dans l’aquarium, les gaz sont vaporisés et le pH diminue. Dépendamment de l’importance de ces changements, les Discus peuvent devenir très stressés. C’est important pour une personne de comprendre ces paramètres d’eau. Pour ce faire, une lecture de pH devrait être prise directement du robinet, ensuite de l’eau devrait être vieillie et une nouvelle lecture prise. “Vieillir” de l’eau est accompli en utilisant un réservoir adéquat, comme une chaudière ou une cruche en plastique par exemple. L’eau doit être chauffée et aérée ou brassée par une pompe. Ceci vaporisera les gaz qui quitteront l’eau. Cette eau résultante aura un pH qui sera un reflet plus exact de ce qu’une eau pour l’aquariophilie est vraiment. Une fois que vous connaissez exactement la valeur de votre pH, vous pouvez apporter des ajustements, selon les besoins, à la dureté temporaire (KH) et à la dureté générale (GH) de votre eau.
L’eau doit aussi être propre et dépourvue de chlore, de chloramines et de composés chimiques utilisés pour le traitement des eaux municipales. Des préparations commerciales sont disponibles pour neutraliser ces composés. Soyez certains, si vous utilisez de l’eau municipale, de contacter votre ville pour savoir exactement ce qu’il y a dans cette eau.
Les passionnés de Discus sont notamment fanatiques à propos de la qualité d’eau de leurs aquariums. Il y a quand même une grande variante à propos de ce qui est défini exactement comme une eau propre. À une extrémité du spectre, il y a l’amateur de Discus qui maintient ses poissons dans un aquarium planté avec un fond de gravier et change un petit pourcentage de l’eau par semaine. À l’autre extrémité, il y a l’amateur qui garde ses Discus dans des aquariums à fonds nus et fait des changements d’eau de 50% ou plus par jour. Il y a un grand débat concernant quelle quantité d’eau devrait être changée, mais cette question ne peut pas être adressée ici. Comme guide général… Changez autant d’eau que vous pouvez à chaque jour ou selon d’autres intervalles avec lesquels vous vous sentirez à l’aise. Si vos bacs ont l’air sales, sentent mauvais, ont des niveaux d’ammoniac ou de nitrites détectables, ont de hauts niveaux de nitrates, ou si vos Discus sont foncés ou stressés. Essayez d’augmenter la quantité et la fréquence de vos changements d’eau. Plus votre eau sera propre, plus votre poisson sera heureux.
La nutrition
Les Discus sont premièrement des carnivores et comme tels ils ont besoin de hauts niveaux de protéines dans leur diète. La nourriture utilisée peut être sous la forme de nourritures commerciales, lyophilisées, congelées ou vivantes. La clé est de varier leur diète. Une nutrition variée permettra aux poissons de ne pas souffrir de carences alimentaires. Ceci leur procurera aussi une meilleure chance d’atteindre une taille plus large. Avec une diète adéquate, ce n’est pas impossible pour un Discus d’atteindre une taille de 7-8 pouces de la bouche à la nageoire caudale. Souvent, les stratégies de nutrition utilisées sont de nourrir 3-5 fois par jour en siphonnant la nourriture qui n’aura pas été ingérée.
- Nourritures sèches commerciales
Flocons et granulés de haute qualité. Plusieurs nourritures sont produites spécialement pour les Discus.
- Nourritures congelées
Vers de sang, artémias adultes, crevettes Mysis, krill. Tous sont communément utilisés. Choisir une marque fiable. Regarder si la stérilisation est faite pour enlever les pathogènes et inscrite sur l’étiquette.
- Nourritures lyophilisées
La plupart des nourritures congelées sont également disponibles lyophilisées ou séchées à froid. Ces nourritures sont, pour la plupart, comparables aux nourritures congelées au niveau nutritionnel.
- Nourritures vivantes
Les vers de terre, vers composteurs, larves de moustiques, vers noirs de Californie ou vers de vase sont communément utilisés comme nourriture. Il devrait être noté que ceux-ci sont d’excellents suppléments nutritionnels, mais il y a toujours une chance qu’ils introduisent un organisme indésirable dans l’aquarium.
- Nourritures maison
Plusieurs aquariophiles et éleveurs feront leurs propres nourritures pour leurs poissons en utilisant une variété de combinaisons de viandes de cœur (bœuf, veau, porc, dinde, etc.) débarrassées de tout gras visible et des vaisseaux. Cette viande de cœur est riche en protéines, facilement digérée et peut être enrichie avec plusieurs autres ingrédients incluant légumes, vitamines, viandes de poissons et crustacés. Les variations de recettes sont infinies.
Échelle de Températures
Les Discus sont des poissons d’eaux tropicales, ils proviennent du bassin amazonien en Amérique du Sud. Ils requièrent des températures plus élevées que la plupart des autres poissons d’aquarium. Généralement, les alevins et les jeunes se développant activement sont gardés dans une eau ayant une échelle de températures de 84-89°F. Les reproducteurs sont normalement gardés dans des eaux plus fraiches de l’ordre de 81-84°F. À cause des températures de l’eau du fleuve Amazone, les Discus ont évolué de façon à tolérer des températures relativement hautes.
De façon périodique, des températures d’eau dans les 90°F (92°F) sont utilisées pour stimuler l’appétit des poissons en augmentant la vitesse de leur métabolisme. L’utilisation de “haute” température est aussi employée dans le traitement de plusieurs parasites et maladies où l’organisme ciblé est sensible à la chaleur.
Santé générale
Si un Discus est en santé, son système immunitaire sera capable de combattre plusieurs pathogènes. Si le poisson est malade, il pourra s’avérer nécessaire d’intervenir avec différentes médications. Il y a plusieurs opinions divergentes quant à l’utilisation de médications avec les poissons. Certains médicamentent seulement lorsque c’est absolument nécessaire, d’autres utilisent en prophylaxie contre des pathogènes communs chez les Discus comme les vers. La décision quant à utiliser une médication est un choix personnel, mais c’est un choix qui se doit d’être fait d’une manière informée. Soyez certains que vos poissons ont besoin d’être traités et soyez certains de tout connaitre à propos de la médication employée. Utilisées de façon avertie, certaines médications peuvent sauver un ou des poissons de valeur. Utilisées de façon indifférente ou avec ignorance, ces mêmes agents peuvent détruire la filtration biologique de votre filtre, créer des pathogènes résistants et même tuer vos poissons.
Quelques trucs
- Lorsque possible, débutez avec des poissons en santé provenant d’une source réputée et fiable. Traiter un poisson malade provenant d’une animalerie ou d’une source sans valeur n’est pas aisé et peut introduire des organismes indésirables dans vos bacs. Parmi lesquels, certains peuvent être nuisibles à votre santé, celle de vos animaux ou celle de vos autres poissons.
- Mettez en quarantaine tout poisson nouvellement acheté. Ceci veut dire de les garder, avec leurs filets, chaudières, etc., séparés de vos autres bacs. Des chambres séparées sont la meilleure alternative. Ces poissons devraient être isolés et sous observations pour détecter des maladies possibles pour au moins 4-6 semaines. L’auteur recommande 6 semaines et plus. De traiter de façon prophylactique les poissons durant cette période est un choix personnel, mais au moins ceci vous donnera un endroit où traiter les poissons contre différents maux si nécessaire.
- Soyez informés. Il y a plusieurs livres disponibles sur le Discus, faites vos recherches. Visitez les sites Web qui sont consacrés à la garde des Discus. L’auteur recommande hautement Simplydiscus.com.
- Regardez attentivement les poissons que vous achetez. Ils devraient être ronds, sans défauts physiques apparents comme des opercules courtes, difformité des nageoires, etc. Les yeux devraient être petits, de tailles égales, ronds et bien proportionnés par rapport au corps. Les poissons devraient avoir une bonne coloration.
- Les signes d’avertissement incluent une apparence foncée et léthargique ou une humeur très capricieuse. Les selles de coloration blanche, jaune ou transparente peuvent indiquer un parasite. Les poissons ne devraient pas avoir l’air amaigris, ayant un creux dans l’estomac ou une tête très mince qui indiquerait un problème. Des mouvements brusques ou des frottements contre des objets dans le bac sont un autre signe d’avertissement. Les nageoires des poissons ne devraient avoir aucun signe de pourriture. Des yeux qui sont couverts, troubles ou qui bombent sont un signe qu’il y a un problème.
- Lorsque c’est possible, visitez l’éleveur/vendeur. Ramassez les poissons qui vous intéressent en personne. Payez une attention particulière aux bacs du vendeur. Sont-ils propres? Les poissons sont-ils en santé? Si ce n’est pas le cas, il serait surement mieux de ne pas acheter de ce vendeur à ce moment.
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Traduction française par Jean-Philippe Couture, à la demande de Jason Niemi, Superiordiscus.com. Permission de diffusion accordée par M. Al Sabetta, auteur.
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Vous faire livrer des poissons est aussi facile que d’aller à l’animalerie.
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Vous faire livrer des poissons est aussi facile que d’aller à l’animalerie.
par April Ross, Septembre 2003 (traduction par Jean-Philippe Couture).
Recevoir votre première livraison de poissons est très excitante mais aussi un peu anxiogène. Je me suis senti comme une nouvelle mère et, bien sur, je n’ai jamais dormi de la nuit sachant qu’ils seraient à l’aéroport au petit matin.
L’expéditeur : Il commence par planifier quelques jours à l’avance pour organiser l’envoi. Il commence par s’assurer de ne pas nourrir vos poissons un jour ou plus à l’avance, dépendamment de la durée du voyage. Ceci assure qu’il y aura peu de déchets et moins d’ammoniac dans le sac. Il organise les préparations de l’expédition avec la compagnie aérienne ou avec un autre service et trouve la route la plus directe jusqu’à votre maison.
Les poissons sont habituellement emballés dans des sacs doubles ou triples dépendamment de leur taille. Ils reçoivent environ 1/3 d’eau et 2/3 d’oxygène. Ils sont tous installés dans une boîte de polystyrène avec des heat packs si besoin est, dépendamment du temps de l’année. Et ensuite placés dans une boîte de carton. Généralement, l’expéditeur vous téléphonera ou vous enverra un courriel pour vous donner le numéro d’envoi et l’heure prévue d’arrivée.
Ce que j’ai toujours fait est de vérifier personnellement avec mon terminal aérien que l’heure d’expédition de la marchandise corresponde bien avec son heure d’arrivée. Certains bureaux de réception des marchandises sont ouverts toute la soirée alors que d’autres ferment à 18h00.
Le destinataire : Vous devriez avoir un bac propre et cyclé, prêt à recevoir vos poissons. Les poissons que vous recevrez devront toujours avoir leur propre aquarium et des règles strictes de quarantaine devront être suivies. La plupart des éleveurs spécifient les paramètres avec lesquels les poissons ont été élevés et ce avec quoi ils ont été nourris. Si ce n’est pas le cas, il est recommandé de le demander. Je demanderais aussi à l’éleveur la façon suggérée pour acclimater les poissons.
La méthode que j’ai toujours utilisée est d’ouvrir le sac, saisir le poisson avec mes mains et le mettre directement dans l’eau neuve de l’aquarium.
Si le pH de votre aquarium est similaire à celui du sac, alors introduire vos poissons à leur nouvel environnement sera facile. Toutefois, normalement durant de longs transits, le pH peut baisser très bas à cause des déchets et du CO2 produits par les poissons. Alors dans la plupart des cas, le pH de votre bac sera plus élevé. Si il est beaucoup plus élevé, vous aurez besoin d’augmenter graduellement le pH dans le sac.
La raison étant, quand les poissons sont dans un pH bas l’ammoniac dans le sac n’est pas toxique. Mais, une fois que de l’oxygène est ajoutée à l’eau par l’action d’ouvrir le sac ou que l’eau du sac est ajoutée à un environnement avec un pH plus élevé, l’ammoniac peut brûler les branchies et les nageoires des poissons. Alors, j’ai découvert que la meilleure façon de procéder est de transférer directement les poissons dans leur nouvel aquarium. Mais encore, vérifiez avec votre éleveur pour ses suggestions quant à l’acclimatation.
J’ajoute habituellement une cuillerée à table de sel non-iodé à chaque 10 gallons d’eau de mon bac avant que les poissons arrivent. Et je garde aussi la température à 90°F ou 32°C pour les premiers jours, ensuite je la diminue graduellement.
Il se peut que ça prenne un jour au moins pour que vos nouveaux poissons commencent à manger. Dans la plupart des livraisons, les poissons que j’ai reçus nageaient librement et attendaient leur premier repas une fois dans l’aquarium. Ceci dépend bien sur de la taille du groupe que vous recevez, le stress du transport, etc. Normalement, si vous recevez un groupe moins nombreux, les poissons peuvent être timides pour quelques jours.
Nourrissez-les avec de petits repas et soyez certains qu’aucune nourriture excédentaire ne gise au fond de l’aquarium. Éventuellement, à mesure qu’ils deviendront plus calmes, vous les verrez nager plus haut et ils viendront vous rencontrer au haut du bac en attendant leurs repas.
J’ai reçu plusieurs livraisons durant les 3 ou 4 dernières années à Vancouver, Canada, quelques-unes venant d’aussi loin que de l’Australie. Ces poissons furent en transit pendant environ 36 heures. Ils sont arrivés sans aucun dommage aux nageoires et étaient alertes immédiatement.À travers tous les poissons que j’ai reçus, j’en ai peut-être perdu un ou deux. Si un poisson arrive mort à l’arrivée, alors vous devrez en avertir l’éleveur.
Habituellement, l’éleveur appellera ou enverra un courriel pour s’assurer que tout s’est bien passé. Sinon, vous pouvez appeler ou envoyer un courriel à l’éleveur pour lui laisser savoir que les poissons sont arrivés et qu’ils sont en sécurité dans votre aquarium.
Dans l’ensemble, j’ai le sentiment que l’expérience a été gratifiante, j’ai reçu de très beaux poissons, lesquels je n’aurais pu obtenir autrement localement. Je le recommande si vous n’avez jamais reçu vos poissons via livraison. C’est très facile et vous vous retrouverez à être un fier propriétaire de quelques superbes poissons nouvellement acquis.
